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Eryphile.
Mais de tout temps, crois-moi, la soif de la grandeurFut le seul sentiment qui régna dans mon cœur.Euphorbe.
Tout vous portait au trône : Sc les vœux de F armée,Et la voix de ce peuple Sc de la renommée,
Et celle de la reine en qui vous espériez.
H E R M O G I D E.
Par quels funestes nœuds mes destins font liés !
* Son époux Sc son fils, privés de la lumière,
* Du trône à mon courage entrouvraient la barrière,
* Quand la main de nos dieux la ferma fous mes pas.Je fais que j’eus les vœux du peuple Sc des soldats;Mais la voix de ces dieux, ou plutôt de nos prêtres,M’a dépouillé quinze ans du rang de mes ancêtres.
II fallut succomber aux superstitions ,
* Oui font, bien plus que nous, les rois des nations; ( k)Et le zèle aveuglé d’un peuple fanatique
Fut plus fort que mon bras Sc que ma politique.
Euphorbe.
En faveur de vos droits ce peuple enfin s’unit ;
Du trône devant vous le chemin s’applanit ;
Argos , par votre main, fait à la servitude,Long-temps de votre joug prit Fheureufe habitude ;Nos chefs seront pour vous.
H E R M O G I D E.
Je compte fur leur foi,
Tant que leur intérêt les peut joindre avec moi.L’un d'eux, je l’avoûrai, me trouble 8c m’importune ;Son destin qui s’élève, étonne ma fortune.
Je le crains maigre moi.