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E R Y P H I L E.
A L C M E O N .
Quels momens ! quel mélange, ô Dieux qui m’écoutez,D’étonnement, d’horreurs, 8c de félicités !
L’orgueil de vous aimer, le bonheur de vous plaire,Vos terreurs, vos bontés, la céleste colère,
Tant de biens, tant de maux me pressent à la fois,Que mes sens accablés succombent fous leur poids.Encor loin de ce rang que vos bontés m’apprêtent,C’esi fur vos seuls dangers que mes regards s’arrêtent.C’est pour vous délivrer de ce péril nouveau,
Que votre époux lui-même a quitté le tombeau.Vous avez d’un barbare entendu la menace;
Où ne peut point aller fa criminelle audace ?
Souffrez qu’au palais même assemblant vos soldats,
J'assure au moins vos jours contre ses attentats ;
Que du peuple étonné j’appaife les alarmes ;
Que prêts au moindre bruit, mes amis soient en armes.C’est en vous défendant que je dois mériterLe trône où votre choix m’ordonne de monter.
Eryphile.
Allez : je vais au temple , où d’autres sacrificesPourront rendre les dieux à mes vœux plus propices.Ils ne recevront pas d’un regard de courrouxUn encens, que mes mains n’offriront que pour vous.
Fin du troisième atfe.