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E R Y P H I L E.
Mon courage a franchi cet intervalle immenseQue mit du trône à moi mon indigne naissance;L’hymen va me payer le prix de ma valeur;
Je ne vois qu’Erypliile, un sceptre 8c mon bonheur.
T H E A N D R H.
Mais ne craignez-vous point ces prodiges funestesQu’étalent à vos yeux les vengeances célestes?
Ces tremblemens soudains, ces spectres menaçans,Ces morts dont le retour est beffroi des vivans?(j>)Du ciel qui nous poursuit la vengeance obstinée,Semble se déclarer contre votre hyrcenée.
A l c M E o N.
Mon cœur fut toujours pur; il honora les dieux:J’espère en leur justice , 8c je ne crains rien d’eux.De quel indigne effroi ton ame est-elle atteinte ?Ah ! les cœurs vertueux sont-ils nés pour la crainte ?Mon orgueilleux rival ne saurait me troubler;
Tout chargé de forfaits c’est à lui de trembler.C’est fur ses attentats que mon espoir íe fonde;C’est lui qu’un dieu menace ; 8c si la foudre gronde,La foudre me rassure; 8c le ciel que tu crainsPour l’en mieux écraser la mettra dans mes mains.
Theandre.
Le ciel n’a pas toujours puni les plus grands crimes ;II frappe quelquefois d’innocentes victimes.Amphiaraiis fut juste, Sc vous ne savez pas•Par quelles mains ce ciel a permis son trépas.
A L C M E O N.
Hermogide !
Theandre.