Eryphile.
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Ou'au barbare Hermogide elle promit sa main,
Et jusqu’à son époux conduisit l’assassm.
A l c M E O N.
Rends grâce à l'amitié qui pour toi m’intéresse ;
Si tout autre que toi soupçonnait la princesse,
Si quelqu'audacieux avait pu l’offenser...
Mais que dis-je ? toi-même, as-tu pu le penser ?Peux-tu me présenter ce poison que l'envieRépand aveuglément sur la plus belle vie ?
J’ai peu connu la cour, mais la crédulitéAiguise ici les traits de la malignité.
Vos oisifs courtisans que les chagrins dévorent,S’efforcent d’obscurcir les astres qu'ils adorent.
Là, si vous en croyez leur coup d’ceil pénétrant,Tout ministre est un traître, tout prince un tyranL'hymen n’est entouré que de feux adultères ,
Le frère à ses rivaux est vendu par ses frères -,
Et sitôt qu’un grand roi penche vers son déclin,
Ou son fils, ou fa femme ont hâté son destin.
Je hais de ces soupçons la barbare imprudence,
Je crois que fur la terre il est quelqu’innocence ;
Et mon cœur, repoussant ces sentimens cruels,Aime à juger par lui du reste des mortels.
Oui croit toujours le crime, en paraît trop capable.A mes yeux comme aux tiens Hermogide est coupableLui seul est parricide.
T H E A N D R E.
II est votre rival :
Vous écoutez sur lui vos soupçons légitimes ;
Vous trouvez du plaisir à détester ses crimes.
G