Acte quatrième. 437
Theandre.
O prodige effroyable !A L C M E 0 N.
O d’un pouvoir funeste oracle impénétrable !
Eryphile.
A peine ai-je repris l 1 usage de mes sens !
Quel ordre ont prononcé ces horribles accens?
De qui demandent-ils le sanglant sacrifice ?
A l c m e o N.
Ciel ! peux-tu commander que ma mère périsse !
Oue prétendez-vous donc, mânes trop irrités?
Je commence à percer dans ces obscurités:
Je commence à sentir que les destins font justes,
Que mon fort est trop loin de ces grandeurs augustes.J'eusse été trop heureux, mais les mânes jaloux ,
Du sein de leurs tombeaux s’élèvent contre nous,Préviennent votre honte, 8c rompent l’hymenée,
Dont s’offensaient ces dieux de qui vous êtes née»Eryphile.
Ah ! que me dites-vous ? hélas !
A l c m E o N.
Souffrez du moins
Que je puisse un moment vous parler fans témoins.Pour la dernière fois , vous m’entendez peut-être,
Je vous avais trompée Sc vous m’allez connaître.Eryphile.
Sortez. De toutes parts ai-je donc à trembler?
E e