DE Z U L I M E.
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Pour voir en ma présence un obstacle à mes feux !Ma tendresse un moment s est sentie alarmée :
Chere Atide ! est-ce ainsi que je dois être aimée?Atide, il me trahit s il ne m adore pas ,
S il pense à la grandeur autant qu à mes appas ;
Si de quelqu intérêt son ame est occupée,
Si je n y suis pas feule, Atide , il m a trompée.
Atide.
II ne vous trompe point: tant d’amour, tànt d appas,Tant d amitié surtout ne feront point d ingrats.
SCENE II.
Z U LIME, ATIDE, RA M IRE.Atide.
e n e z , Prince, il est temps qu un aveu légitimeEfface devant moi les soupçons de Zulime.
Seigneur , immolez tout , quoi qu’il puisse en coûter.
Ses bienfaits font trop grands, il les faut mériter.
Votre devoir. . .
R A M i r E.
Madame, en ce moment funeste,
Mon devoir est de vaincre 8c d oublier le reste.
Votre père à grands cris appelle ses soldats ,
Je viens pour vous sauver; volez, suivez mes pas.
Déjà quelques guerriers , qui devaient vous défendre ,
Aux pleurs de Benassar étaient prêts à se rendre;
Honteux de vous prêter un sacrilc-ge appui ,
Leurs fronts, en rougissant, s abaissaient devant lui.
Ne perdons point de temps, courez vers le rivage ;
Je puis avec les miens défendre le passage.
Déjà des Matelots entendez les clameurs ;
Venez, ne craignez rien de vos persécuteurs.
Zulime.
Moi, craindre ? Ah , c est pour vous que j ai connu la crainte !Croyez-moi : je commande encor dans cette enceinte ;