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Tome troisieme.
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Variantes

i

La porte de la mer ne s’ouvre qu’à ma voix.

Voyons mon père au moins pour la dernière fois.Apprenez à mon père , à l’Afrique jalouse ,

Que je fais mon devoir en partant votre épouse.

R A m i R E.

Eh ! pouvez, vous, Madame, en ces momens d horreur ,

D un amour qu il dételle écouter la douceur ?

Si le ciel qui m’entend me rend mon héritage ,

Valence est à vos pieds : je ne puis davantage ;

Et je ne réponds point....

Z u e i m E.

Ciel ! Qu’est-ce que j entends?

De quelle bouche, hélas ! en quels lieux ! dans quel temps !Pour m éclaircir un doute à tous deux fi funeste,Ramire, attendais-tu qu’immolant tout le reste,

Perfide à ma patrie, à mon père, à mon roi,

Je n'eusse en ces climats d autre maître que toi ?

Sur ces rochers déserts , hélas ! m'as-tu conduitePour traîner en Europe une esclave à ta suite ?

Ramire.

Je vous y mène en reine; 8c mon peuple à genoux,

En imitant son roi , fléchira devant vous.

Z U E I M E.

Ton peuple ! tes respects! quel prix de ma tendresse !

Va , périssent les noms de reine , de princesse !

Le nom de ton épouse est le seul qui m est dû ;

Le seul qui me rendrait l’honneur que j'ai perdu;

Le seul que je voulais : Ah , barbare que j aime ,Peux-tu me proposer d’autre prix que toi-même ?

Triste 8c soudain effet, où j aurais dû penser,

Des malédictions qu on vient de prononcer.

Loin de me rassurer, tu gardes le silence ?

Est - ce confusion , repentir , innocence ?

Ramire , Atide , hé quoi ! vous détournez les yeux !Vous, pour qui j'ai tout fait, me trompez-vous tous deux?