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Variantes
i
La porte de la mer ne s’ouvre qu’à ma voix.
Voyons mon père au moins pour la dernière fois.Apprenez à mon père , à l’Afrique jalouse ,
Que je fais mon devoir en partant votre épouse.
R A m i R E.
Eh ! pouvez, vous, Madame, en ces momens d horreur ,
D un amour qu il dételle écouter la douceur ?
Si le ciel qui m’entend me rend mon héritage ,
Valence est à vos pieds : je ne puis davantage ;
Et je ne réponds point....
Z u e i m E.
Ciel ! Qu’est-ce que j entends?
De quelle bouche, hélas ! en quels lieux ! dans quel temps !Pour m éclaircir un doute à tous deux fi funeste,Ramire, attendais-tu qu’immolant tout le reste,
Perfide à ma patrie, à mon père, à mon roi,
Je n'eusse en ces climats d autre maître que toi ?
Sur ces rochers déserts , hélas ! m'as-tu conduitePour traîner en Europe une esclave à ta suite ?
Ramire.
Je vous y mène en reine; 8c mon peuple à genoux,
En imitant son roi , fléchira devant vous.
Z U E I M E.
Ton peuple ! tes respects! quel prix de ma tendresse !
Va , périssent les noms de reine , de princesse !
Le nom de ton épouse est le seul qui m est dû ;
Le seul qui me rendrait l’honneur que j'ai perdu;
Le seul que je voulais : Ah , barbare que j aime ,Peux-tu me proposer d’autre prix que toi-même ?
Triste 8c soudain effet, où j aurais dû penser,
Des malédictions qu on vient de prononcer.
Loin de me rassurer, tu gardes le silence ?
Est - ce confusion , repentir , innocence ?
Ramire , Atide , hé quoi ! vous détournez les yeux !Vous, pour qui j'ai tout fait, me trompez-vous tous deux?