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Tome troisieme.
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DE Z U L I M E.

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Tu m'enlèves mon sang, ta détestable adresseDéshonore à la fois ma fille 8c ma vieillesse.

Suborneur malheureux, ma funeste bontéAdoucissait le poids de ta captivité :

Je t aimais, 8c tu fais qu’aux murs de TrémizèneDe mes voisins pour toi j avais cherché la haine.

Je t ai traité quinze ans comme mon propre fils,

J ai protégé ton sang contre tes ennemis.

Ah! si malgré la loi qui toujours nous sépare,

La loi des nations parle à ton cœur barbare;

Si la mourante voix d un père au désespoir,

Si 1 horreur de ton crime a de quoi t émouvoir;

Sois sensible à mes pleurs, plutôt qu à ma colère :

Mes trésors font à toi, je fuis ton tributaire.Rends-moi mon sang, rends-moi ce trésor précieux,Sans qui pour moi 1£ vie est un poids odieux ;

Et ne déchire point ces blessures mortelles,

Qu'au plus tendre des cœurs ont fait tes mains cruelles** Tu ne ine réponds rien, barbare!

R A M I R E.

Ecoute-moi.

* En la rendant aux mains d un si vertueux père....*

, B E N A S S A R.

* Toi, Ramire?

R A M i R E.

Zulime est un objet sacré,

* Oue mes profanes yeux n ont point déshonoré.

* Et fi dans ton courroux je te croyais capable

* D oublier pour jamais que ta fille est coupable,

* Si ton cœur généreux pouvait fe désarmer,

* Chérir encor Zulime...

B e n A S S A R.-

Ah, si je puis Iaimerí

* Oue me demandes-tu ? conçois-tti bien la joie

D un malheureux vieillard, á fa douleur en proie ,

'Théâtre, Tom. III, G