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Tome troisieme.
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Variantes

A qui Ion a ravi le plus pur de son sang,

Un bien plus précieux que 1 éclat de son rang?

L unique 8c cher objet qui, dans cette contrée ,

Soutenait de mes ans la faiblesse honorée,

Et qui, poussant au ciel tant de cris superflus,

Reprend fa fille enfin quand il ne 1 attend plus.

Moi ne la plus chérir! jeune 8c noble infidelle,

Crois les emportemens d une ame paternelle :

Crois mes sermens, Ramire, 8c ccs pleurs que tu vois.Parmi les Africains je tiens le rang des rois ;

Je le dois à fa mère, 8c ma chère Zulime

N’a point perdu ses droits, quel qu’ait été son crime.

Et toi, de tous mes maux, cruel, mais cher auteur,

Va, Benassar en toi ne voit qu'un bienfaiteur.

Je te crois ; je me livre au transport qui m anime.

Ramire.

Goûte un plaisir plus pur, 8c vois quelle est Zulime.Autant que ta bonté te presse en fa faveur,

Autant la voix du sang sollicitait son cœur.

Tu coûtas plus de pleurs à son ame séduiteOue n en coûte à tes yeux fa déplorable fuite.

Le temps fera le reste, 8c tu verras un jourQu’il soutient la nature, 8c qu il détruit l’amour.

Entre son père Sc moi son ame déchiréeDans ses sacrés devoirs fera bientôt rentrée.

Mais, dis, peux-tu toi-ntême à ces bords ennemisArracher à 1 instant Atide 8c mes amis?

Ta fille les guidait, peux-tu devancer 1 heure?

Nous n’avons qu’un instant.

Benassar.

J y vole, 8c que je meure,Si je réassure ici leur départ 8c leurs jours.

Je vais tout disposer en ces secrets détours ;

Vers la porte du nord qui conduit au rivageLes soldats de ma fille ont respecté mon âge;

Et déjà quelques-uns, honteux de me trahir,

Se sentant mes sujets, 8c nés pour m obéir,

A mes pieds en secret ont demandé leur grâce.

Aux miens en un moment on peut ouvrir la place.