Acte premier.
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Lui dans qui tant d’Etats adorent leur prophète ;Lui, l’envoyé du ciel, 8c son seul interprète !
Z O P I R E.
Etrange aveuglement des malheureux mortels !
Tout m’abandonne ici, pour dresser des autelsA ce coupable heureux qu’épargna ma justice,
Et qui courut au trône, échappé du supplice.
P A L M I R E.
Vous me faites frémir, Seigneur, 8c de mes joursJe n’avais entendu ces horribles discours.
Mon penchant, je l'avoue, 8c ma reconnaissanceVous donnaient fur mon coeur une juste puissance;Vos blasphèmes affreux contre mon protecteurA ce penchant si doux font succéder T horreur.
Z o P 1 R E.
O superstition ! tes rigueurs inflexiblesPrivent d’humanité les coeurs les plus sensibles.
Oue je vous plains, Palmire, 8c que fur vos erreursMa pitié malgré moi me fait verser de pleurs !
Palmire.
Et vous me refusez !
Z o p 1 R E.
Oui. Je ne puis vous rendreAu tyran qui trompa ce coeur flexible 8c tendre :
Oui, je crois voir en vous un bien trop précieux,Qui me rend Mahomet encor plus odieux.
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