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Tome troisieme.
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175
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Acte troisième. 17 5

Nos penclians, dites-vous, ne viennent que de lui.Dieu ne saurait changer; pourrait-il aujourd’huiRéprouver un amour que lui-même il fit naître ?

Ce qui fut innocent peut-il cesser de l'être?Pourrais-je être coupable ?

Mahomet.

Oui. Vous devez trembler.Attendez les secrets que je dois révéler ;

Attendez que ma voix veuille enfin vous apprendreCe qu’on peut approuver, ce qu’on doit se défendre.Ne croyez que moi seul.

P A L M 1 R E.

Et qui croire que vous ?Esclave de vos lois, soumise à vos genoux,

Mon cœur d’un saint respect ne perd point l'habitude.M A H o M E T.

Trop de respect souvent mène à l’ingratitude.

P A L m 1 R E.

Non, si de vos bienfaits je perds le souvenir,

Que Séide à vos yeux s’empresse à m’en punir !

M A H o M E T.

Séide !

P A L M I R E.

Ah! quel courroux arme votre œil sévère?Mahomet.

Allez, rassurez-vous, je n’ai point de colère.

C’est éprouver assez vos sentimens secrets ;Reposez-vous fur moi de vos vrais intérêts.

Je fuis digne du moins de votre confiance;

Vos destins dépendront de votre obéissance.

Si j’eus foin de vos jours, si vous m’appartenez,Méritez des bienfaits qui vous font destinés.