Acte troisième.
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S C E N E VIII.
ZOPIRE, SEIDE.
Z O P I R E.
.A. mes yeux tu te troubles, Séide!Vois d'un œil plus content le dessein qui me guide ;Otage infortuné, que le fort m’a remis,
Je te vois à regret parmi mes ennemis.
La trêve a suspendu le moment du carnage ;
Ce torrent retenu peut s’ouvrir un passage :
Je ne t’en dis pas plus; mais mon cœur, malgré moi,A frémi des dangers assemblés près de toi.
Cher Séide, en un mot, dans cette horreur publique,Souffre que ma maison soit ton asile unique.
Je réponds de tes jours, ils me font précieux;
Ne me refuse pas.
Seide.
O mon devoir! ô Cieux!
Ah Zopire ! est-ce vous qui n’avez d’autre envieOue de me protéger, de veiller fur ma vie?
Prêt à verser son sang, qu’ai-je ouï ? qu’ai-je vu ?Pardonne, Mahomet, tout mon cœur s’est ému.
Zopire.
De ma pitié pour toi tu détonnes peut-être ;
Mais enfin je fuis homme, Sc c'cíl assez de l’êtrePour aimer à donner des foins compatissansA des cœurs malheureux que l’on croit innocens.Exterminez, grands Dieux de la terre où nous sommes,Quiconque avec plaisir répand le sang des hommes !
M 3