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Tome troisieme.
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182
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182 le Fanatisme.Seide.

Que ce langage est cher à mon cœur combattu !L’ennemi de mon dieu connaît donc la vertu 5Z o p i R E.

Tu la connais bien peu, puisque tu t’en étonnes. (4)Mon fils, à quelle erreur hélas tu t’abandonnes !

Ton esprit, fasciné par les lois d'un tyran,

Pense que tout est crime hors d'être musulman.Cruellement docile aux leçons de ton maître ,

Tu m’avais en horreur avant de me connaître ;

Avec un joug de fer, un affreux préjugéTient ton cœur innocent dans le piège engagé.

Je pardonne aux erreurs où Mahomet t’entraîne.

Mais peux-tu croire un dieu qui commande la haine ?Seide.

Ah! je sens qu'à ce dieu je vais désobéir;

Non, Seigneur, non, mon cœur ne saurait vous haïr.Z O p 1 R e.

Hélas! plus je lui parle, 8c plus il m’intéreffe;

Son âge, fa candeur, ont surpris ma tendresse.

Se peut-il qu’un soldat de ce monstre imposteurAit trouvé malgré lui le chemin de mon cœur?

Quel es-tu? de quel sang les dieux t’ont-ils fait naître?Seide.

Je n’ai point de parens, Seigneur, je n’ai qu’un maître,Que jusqu’à ce moment j’avais toujours servi,

Mais qu’en vous écoutant ma faiblesse a trahi.

Z o p 1 R e.

Quoi ! tu ne connais point de qui tu tiens la vie ?Seide.

Son camp fut mon berceau, son temple est ma patrie:

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