i g 8 le Fanatisme.
Seide.
Va, laisse-moi. Pourquoi cet amour malheureuxM’a-t-il pu commander ce sacrifice affreux?
Non, cruelle, sans toi, fans ton ordre suprême ,
Je n’aurais pu jamais obéir au ciel même.
P A L M I R E.
De quel reproche horrible oses-tu m’accabler?
Hélas ! plus que le tien mon cœur se sent troubler. -Cher amant, prends pitié de Palmire éperdue!
Seide.
Palmire! quel'objet vient effrayer ma vue ?
( %ppire paraît appuyé sur t autel , après s'être relevé derrièrecet autel où il a reçu le coup. )
Palmire.
C’est cet infortuné , luttant contre la mort,
Oui vers nous tout sanglant se traîne avec effort.
Seide.
Hé quoi, tu vas à lui ?
Palmire.
De remords dévorée,
Je cède à la pitié dont je fuis déchirée.
Je n’y puis résister, elle entraîne mes sens.
Z o p i r e avançant ir soutenu par elle.
Hélas, servez de guide à mes pas languiffans !
( il s'assied. )
Séide, ingrat! c’est toi qui m’arrache la vie!
Tu pleures ! ta pitié succède à ta furie!