Band 
Tome troisieme.
Seite
202
JPEG-Download
 

202

le Fanatisme.

Seide.

Va, j’ai bien méritéCet exécrable prix de ma crédulité.

Omar.

Soldats, obéissez.

P A L M I R E.

Non. Arrêtez. Perfide !

Omar.

Madame , obéissez, si vous aimez Séide.

Mahomet vous protège , 8c son juste courroux,

Prêt à tout foudroyer, peut s’arrêter pour vous.Auprès de votre roi, Madame, il faut me suivre.

P A L M i R E.

Grand Dieu, de tant d’horreurs que la mort me délivre !( on emmène Palmire ù Séide. )

Z o p i R E à Phanor.

On les enlève? O Ciel ! ô père malheureux!

Le coup qui m’affaffine est cent fois moins affreux.

P PI A N O R.

Déjà le jour renaît, tout le peuple s’avance;

On s 1 arme, on vient à vous , on prend votre défense.

Z o p I R E.

Quoi ! Séide est mon fils !

Phanor.

N'en doutez point.

Z o P I R E.

Hélas !

O forfaits ! ô Nature !... allons, soutiens mes pas ,

Je meurs. Sauvez, grands Dieux, de tant de barbarieMes deux enfans que j’aime, 8c qui m ôtent la vie. ( e )

Fin du quatrième acle.