Acte cinquième. 203
ACTE V.
SCENE PREMIERE.
MAHOMET, OMAR, Suite dans le fond.Omar.
7 j o p 1 r e est expirant, 8: ce peuple éperduLevait déjà son front dans la poudre abattu.
Tes prophètes 8c moi, que ton esprit inspire,
Nous désavouons tous le meurtre de Zopire.
Ici, nous l’annonçons à ce peuple en fureur,
Comme un coup du Très-Haut qui s’arme en ta faveur.Là, nous en gémissons, nous promettons vengeance;Nous vantons ta justice, ainsi que ta clémence.Par-tout on nous écoute, on fléchit à ton nom ;
Et ce reste importun de la sédition
N’est qu’un bruit passager de flots après P orage.
Dont le courroux mourant frappe encor le rivage,Quand la sérénité règne aux plaines du ciel.
Mahomet.
Imposons à ces flots un silence éternel.
As-tu fait des remparts approcher mon armée ?
Omar.
Elle a marché la nuit vers la ville alarmée :
Osman la conduisait par de secrets chemins.
Mahomet.
Faut-il toujours combattre, ou tromper les humains !