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Acte cinquième.
S Ë I D £.
Avançons. Je ne puis... Quel dieu vient m'accabler >
( il tombe entre les bras des siens. )
Mahomet.
Ainsi tout téméraire à mes yeux doit trembles.Incrédules esprits, qu’un zèle aveugle inspire,
Qui m’osez blasphémer, 8c qui vengez Zopire,
Ce seul bras que la terre apprit à redouter,
Ce bras peut vous punir d’avoir osé douter.
Dieu qui m’a confié sa parole 8c sa foudre,
Si je me veux venger, va vous réduire en poudre.Malheureux ! connaissez son prophète 8c sa loi ;
Et que ce dieu soit juge entre Séide 8c moi.
De nous deux, à l’instant, que le coupable expire!
P A L M I R E.
Mon frère ! eh quoi ! fur eux ce monstre a tant d’empire !Ils demeurent glacés, ils tremblent à fa voix.Mahomet, comme un dieu, leur dicte encor ses lois.Et toi, Séide, aussi!
Seide, entre les bras des sens.
Le ciel punit ton frère.
Mon crime était horrible, autant qu'involontaire.
En vain la vertu même habitait dans mon cœur.Toi, tremble, scélérat, si Dieu punit Terreur.
Vois quel foudre il prépare aux artisans des crimes :Tremble ; son bras s’essaye à frapper ses victimes.Détournez d’elle, ô Dieu, cette mort qui me fuit!
P A L M I R E.
Non, peuple, ce n’est point un dieu qui le poursuit:Non; le poison sans doute. ...
Théâtre. Tom. III.
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