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Tome troisieme.
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2 1 O

le Fanatisme.

Mahomet en t interrompant , é- d adressant au peuple.

Apprenez, infidelles,

A Former contre moi des trames criminelles :

Aux vengeances des cieux reconnaissez mes droits.La nature 8c la mort ont entendu ma voix.

La mort qui m’obéit, qui, prenant ma défense ,

Sur ce front pâlissant a tracé ma vengeance,

La mort est à vos yeux, prête à fondre sur vous.Ainsi mes ennemis sentiront mon courroux;

Ainsi je punirai les erreurs insensées,

Les révoltes du cœur, 8c les moindres pensées.

Si ce jour luit pour vous, ingrats, si vous vivez,Rendez grâce au pontife , à qui vous le devez.Fuyez, courez au temple appaiser ma colère.

( le peuple se retire. )

P a L m i R E revenant à elle.

Arrêtez. Le barbare empoisonna mon frère.Monstre, ainsi ton trépas t’aura justifié ;

A force de forfaits tu t’es déifié.

Malheureux assassin de ma famille entière,

Ote-moi de tes mains ce reste de lumière.

O Frère ! ô triste objet d’un amour plein d’horreurs!Que je te suive au moins.

(elle Je jette sur le poignard de son frère. )Mahomet.

Qu'on l'arrête.

P A L M I R E.

Je meurs.

Je cesse de te voir, imposteur exécrable.

Je me flatte, en mourant, qu’un dieu plus équitableRéserve un avenir pour les cœurs innocens.

Tu dois régner; le monde est fait pour les tyrans.

«