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12 PREFACE
s’oppose courageusement au dessein des rebelles,qui voulaient élire un roi d'entre eux : il lesrenvoie à la domination légitime de leur sou-verain , à laquelle ils voulaient se soustraire ; ilcondamne toutes les vertus des Guises , en tantque vertus militaires , puisqu elles devenaientcriminelles dès-là qu'ils en fêlaient usage contreleur roi 8c leur patrie. Mais tout ce que jepourrais dire de ce discours ne saurait en appro-cher ; il faut le lire avec attention. Je ne prétendsque d’en faire remarquer les beautés à ceux deslecteurs auxquels elles pourraient échapper.
Je passe à la guerre de religion qui fait lesujet de la Henriade. L’auteur a dû exposernaturellement les abus que les superstitieux 8cles fanatiques ont coutume de faire de la religion;car on a remarqué que par je ne fais quellefatalité ces fortes de guerres ont toujours étéplus sanguinaires que celles que 1 ambition desprinces ou l’indocilité des sujets ont suscitées ;Sc comme le fanatisme 8c la superstition ont étéde tout temps les ressorts de la politique détes-table des grands 8c des ecclésiastiques, il fallaitnécessairement y opposer une digue. L’auteura employé tout le feu de son imagination, 8ctout ce qu’ont pu l’éloquence 8c la poésie, pourmettre devant les yeux de ce siècle les folies denos ancêtres, afin de nous en préserver à jamais.II voudrait purifier les camps <b les soldats des