DU ROI DE PRUSSE. 13argumens pointilleux 8c subtils de 1ecole , pourles renvoyer au peuple pédant des scholaítiques ;il voudrait désarmer à perpétuité les hommesdu glaive saint qu’ils prennent fur F autel, 8cdont ils égorgent impitoyablement leurs frères :en un mot, le bien k le repos de la société faitle principal but de ce poème , 8c c’est pourquoihauteur avertit si souvent d’éviter dans cetteroute 1 ecueil dangereux du fanatisme 8c du fauxzèle.
II paraît cependant, pour le bien de Inhu-manité , que la mode des guerres de religion estfinie, 8c ce serait assurément une folie de moinsdans le monde ; mais j’ose dire que nous ensommes en partie redevables à l’esprit philoso-phique , qui prend depuis quelques annéesbeaucoup le dessus en Europe. Plus on estéclairé , moins on est superstitieux. Le siècle oùvivait Henri IV était bien différent ; l’igno-rance monacale, qui surpassait toute imagination,8c la barbarie des hommes, qui ne connaissaientpour toute occupation que d’aller à la chasse 8cde s’entre-tuer, donnaient de l’accès aux erreursles plus palpables. Catherine de Médicis k lesprinces factieux pouvaient donc alors abuserd’autant plus facilement de la crédulité despeuples, puisque ces peuples étaient grossiers,aveugles 8c ignorans.
Les siècles polis qui ont vu fleurir les sciences