PREFACE
POUR LA HENRIADE,
PAR M. M A R M O N T E L.
O N ne se lasse point de réimprimer lesouvrages que le public ne se lasse point derelire, 8c le public relit toujours avec un nou-veau plaisir ceux qui , comme la Henriade,ayant d’abord mérité son estime , ne cessentde se perfectionner sous les mains de leursAuteurs.
Ce poème, si différent dans fa naissance dece qu’il est aujourd’hui,parut pour la premièrefois en 1723 imprimé à Londres fous le titrede la Ligue. M. de Voltaire ne put donner sesfoins à cette édition ; aussi est-elle remplie defautes , de transpositions 8c de lacunes consi-dérables.
L’abbé Desfontaines en donna peu de tempsaprès une édition à Evreux , aussi imparfaiteque la première , avec cette différence qu’ilglissa dans les vides quelques vers de fa façon,tels que ceux-ci , où il est aisé de reçonnaîtreun tel écrivain :
Et malgré les Perraults , 8c malgré les Houdarts ,
L’on verra le bon goût naître de toutes parts.
Chant VI de son édition.
P»
La Henriade.