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Tome dixieme.
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44 Evenemens sur lesquels

Henri III, en revenant en France , y trouva deuxpartis dominans. L’un était celui des réformés ,renaissant de fa cendre, plus violent que jamais, 8cayant à fa tête le même Henri le Grand , alors roide Navarre. L’autre était celui de la ligue, factionpuissante, formée peu à peu par les princes de Guise,encouragée par les papes, fomentée par l’Efpagne,s’accroiífant tous les jours par l'artifice des moines,consacrée en apparence par le zèle de la religioncatholique, mais ne tendant qu’à la rébellion. Sonchef était le duc de Guise , surnommé le Balafré,prince d une réputation éclatante , 8c qui ayantplus de grandes qualités que de bonnes , semblaitné pour changer la face de l’Etat dans ce temps detroubles.

Henri III , au lieu d'accabler ces deux partis fousle poids de f autorité royale, les fortifia par fa fai-blesse. II crut faire un grand coup de politique ense déclarant le chef de la ligue; mais il n’en fut quel’efclave. II fut forcé de faire la guerre pour lesintérêts du duc de Guise , qui le voulait détrôner,contre le roi de Navarre son beau-frère , son héritierprésomptif, qui ne pensait qu’à rétablir l’autoritéroyale, d’autant plus qu’en agissant pour HenriIII , àqui il devait succéder, il agissait pour lui-même.

L’armée que Henri III envoya contre le roi sonbeau-frère fut battue à Coutras ; son favori soyeusey fut tué. Le Navarrois ne voulut d’autre fruit defa victoire que de fe réconcilier avec le roi. Toutvainqueur qu’il était, il demanda la paix , 8c le roivaincu n’ofa l’accepter, tant il craignait le duc deGuise 8c la ligue. Guise dans ce temps-là même venait