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Tome dixieme.
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EST FONDÉE LA HeNRIADE. 45

de dissiper une armée d’Allemands. Ces succès duBalafré humilièrent encore davantage le roi de France,qui se crut à la fois vaincu par les ligueurs 8c par lesréformés.

Le duc de Guise , enflé de fa gloire , 8c fort de lafaiblesse de son souverain , vint à Paris malgré sesordres. Alors arriva la fameuse journée des barri-cades , où le peuple chassa les gardes du roi, 8c oùce monarque fut obligé de fuir de fa capitale. Guisefit plus : il obligea le roi de tenir les états générauxdu royaume à Blois , 8e il prit fi bien ses mesuresqu’il était prêt de partager l’autorité royale , du con-sentement de ceux qui représentaient la nation , 8cfous l'apparence des formalités les plus respectables.Henri III , réveillé par ce pressant danger , fit assas-siner au château de Blois cet ennemi si dangereux ,auffi-bien que l'on frère le cardinal, plus violent 8cplus ambitieux encore que le duc de Guise.

Ce qui était arrivé au parti protestant après laS £ Barthelemi arriva alors à la ligue : la mort deschefs ranima le parti. Les ligueurs levèrent le masque ;Paris ferma ses portes : on ne songea qu’à la ven-geance. On regarda Henri III comme l’assaísin desdéfenseurs de la religion , Sc non comme un roi quiavait puni ses sujets coupables. II fallut que Henri III,pressé de tous côtés , fe réconciliât enfin avec leNavarrois. Ces deux princes vinrent camper devantParis , 8c c’est là que commence la Henriade.

Le duc de Guise laissait encore un frère ; c’était leduc de Mayenne , homme intrépide, mais plus habilequ’agissant ; qui fe vit tout d’un coup à la tête d’une