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Tome dixieme.
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52 LA H E N R I A D E.

On y voit ces héros, fiers soutiens de la France,

Divisés par leur secte, unis par la vengeance.

C’est aux mains de Bourbon que leur fort est commis :En gagnant tous les cœurs, il les a tous unis.

On eût dit que Farinée, à son pouvoir soumise ,

Ne connaissait qu un chef, Sc n’avait qu’une église.

( 6 ) L e père des Bourbons , du sein des immortels,Louis, fixait fur lui ses regards paternels ;

11 présageait en lui la splendeur de sa race ;

II plaignait ses erreurs , il aimait son audace ;

De sa couronne un jour il devait Fhonorer ;

II voulait plus encore, il voulait l’éclairer.

Mais Henri s’avançait vers fa grandeur suprême,

Par des chemins secrets , inconnus à lui-même :

Louis du haut des cieux lui prêtait son appui ;

Mais il cachait le bras qu il étendait pour lui,

De peur que ce héros, trop sûr de sa victoire,

Avec moins de danger n’eût acquis moins de gloire.

D Ej a les deux partis aux pieds de ces rempartsAvaient plus d’une fois balancé les hasards ;

Dans nos champs désolés le démon du carnageDéjà jusqu’aux deux mers avait porté fa rage,

Quand Valois à Bourbon tint ce triste discours,

Dont souvent ses soupirs interrompaient le cours :

Vous voyez à quel point le destin m’humilie ;

Mon injure est la vôtre ; Sc la ligue ennemie ,

Levant contre son prince un front séditieux,

Nous confond dans fa rage, 8 c nous poursuit tous deux.Paris nous méconnaît, Paris ne veut pour maître,

Ni moi qui fuis son roi, ni vous qui devez l’être ;