Ce malheureux combat ne fit qu’approfondir
L’abyme dont Valois voulait en vain sortir.
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II fut plus méprisé quand on vit sa disgrâce ;
Paris fut moins soumis , la ligue eut plus d’audace ;
Et la gloire de Guise , aigrissant ses douleurs,
Ainsi que ses affronts , redoubla ses malheurs.
Guise ( h ) dans Vimori, d’une main plus heureuse,
Vengea sur les Germains la perte de Joyeuse ,
Accabla dans Auneau mes alliés surpris,
Et couvert de lauriers se montra dans Paris.
Ce vainqueur y parut comme un Dieu tutélaire.
Valois vit triompher son superbe adversaire,
Qui, toujours insultant à ce prince abattu,
Semblait savoir servi moins que savoir vaincu.
L A honte irrite enfin le plus faible courage :L’insensible Valois ressentit cet outrage ;
II voulut, d’un sujet- réprimant la fierté ,
Essayer dans Paris fa faible autorité.
II n’en était plus temps : la tendresse & la craintePour lui dans tous les cœurs était alors éteinte :
Son peuple audacieux, prompt à se mutiner,
Le prit pour un tyran dès qu’il voulut régner.
On s’assemble, on conspire, on répand les alarmes ;Tout bourgeois est soldat, tout Paris est en armes :Mille remparts naistans , qu’un instant a formés,Menacent de Valois les gardes enfermés.
Guise (r) tranquille 8c fier au milieu de forage,Précipitait du peuple ou retenait la rage,
De la sédition gouvernait les ressorts,
Et fêlait à son gré mouvoir ce vaste corps.