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Tome dixieme.
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Ce malheureux combat ne fit qu’approfondir

L’abyme dont Valois voulait en vain sortir.

* . 0 .

II fut plus méprisé quand on vit sa disgrâce ;

Paris fut moins soumis , la ligue eut plus d’audace ;

Et la gloire de Guise , aigrissant ses douleurs,

Ainsi que ses affronts , redoubla ses malheurs.

Guise ( h ) dans Vimori, d’une main plus heureuse,

Vengea sur les Germains la perte de Joyeuse ,

Accabla dans Auneau mes alliés surpris,

Et couvert de lauriers se montra dans Paris.

Ce vainqueur y parut comme un Dieu tutélaire.

Valois vit triompher son superbe adversaire,

Qui, toujours insultant à ce prince abattu,

Semblait savoir servi moins que savoir vaincu.

L A honte irrite enfin le plus faible courage :L’insensible Valois ressentit cet outrage ;

II voulut, d’un sujet- réprimant la fierté ,

Essayer dans Paris fa faible autorité.

II n’en était plus temps : la tendresse & la craintePour lui dans tous les cœurs était alors éteinte :

Son peuple audacieux, prompt à se mutiner,

Le prit pour un tyran dès qu’il voulut régner.

On s’assemble, on conspire, on répand les alarmes ;Tout bourgeois est soldat, tout Paris est en armes :Mille remparts naistans , qu’un instant a formés,Menacent de Valois les gardes enfermés.

Guise (r) tranquille 8c fier au milieu de forage,Précipitait du peuple ou retenait la rage,

De la sédition gouvernait les ressorts,

Et fêlait à son gré mouvoir ce vaste corps.