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Tome dixieme.
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Chant sixième. iZZ

Long-temps Bourbon , Mayenne , Essex Sc son rival,AÍTiégeans , assiégés, font un carnage égal.

Le parti le plus juste eut enfin l’avantage :

Enfin Bourbon l’emporte, il fe fait un passage ;

Les ligueurs fatigués ne lui résistent plus ;

Ils quittent les remparts, ils tombent éperdus.

Comme on voit un torrent, du haut des Pyrénées,Menacer des vallons les nymphes consternées ;

Les digues qu’on oppose à ses flots orageuxSoutiennent quelque temps son choc impétueux rMais bientôt renversant sa barrière impuissante ,

II porte au loin le bruit, la mort Sc l’épouvante ;Déracine en passant ces chênes orgueilleux,

Qui bravaient les hivers Sc qui touchaient les cieux ;Détache les rochers du penchant des montagnes,

Et poursuit les troupeaux fuyait s dans les campagnes.Tel Bourbon descendait à pas précipitésDu haut des murs fumans qu'il avait emportés :

Tel d’un bras foudroyant fondant fur les rebelles,

II moissonne en courant leurs troupes criminelles.

Les Seize avec effroi fuyaient ce bras vengeur,

Egarés , confondus , dispersés par la peur.

Mayenne ordonne enfin que l’on ouvre les portes :

II rentre dans Paris suivi de ses cohortes.

Les vainqueurs furieux, les flambeaux à la main ,

Dans les faubourgs sanglait s fe répandent soudain.

Du soldat effréné la valeur tourne en rage ;

II livre tout au fer, aux flammes, au pillage.

Henri ne les voit point ; son vol impétueuxPoursuivait l’ennemi fuyant devant ses yeux.

Sa victoire l’enflamme 8c sa valeur remporte ;

II franchit les faubourgs, il s’avance à la porte, t

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