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Tome dixieme.
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LA HENRIADE.

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D’Aumale est plus ardent, plus fort, plus furieux ;Turenne est plus adroit k: moins impétueux:

Maître de tous ses sens , animé fans colère ,

II fatigue à loisir son terrible adversaire.

D’Aumale en vains efforts épuise fa vigueur :

Bientôt son bras lassé ne sert plus fa valeur.

Turenne , qui l’observe , aperçoit fa faiblesse ;

II fe ranime alors ; il le pousse, il le presse.

Enfin d’un coup mortel il lui perce le flanc.

D’A u m a l E est renversé dans les flots de son sang ;II tombe ; 8c de l’enfer tous les monstres frémirent ;

Ces lugubres accens dans les airs s’entendirent :

?> De la ligue à jamais le trône est renversé ;

,» Tu l’emportes, Bourbon, notre règne est passé, uTout le peuple y répond par un cri lamentable.D’Aumale sans vigueur, étendu fur le fable,

Menace encor Turenne , 8c le menace en vain ;

Sa redoutable épée échappe de fa main.

II veut parler, fa voix expire dans fa bouche.

L’horreur d’être vaincu rend son air plus farouche.

II fe lève, il retombe , il ouvre un ceil mourant ;

II regarde Paris, 8c meurt en soupirant.

Tu le vis expirer, infortuné Mayenne;

Tu le vis, tu frémis, 8c ta chute prochaineDans ce moment affreux s’offrit à tes esprits.

Cependant des soldats, dans les murs de Paris, ( 1 )Rapportaient à pas lents le malheureux d’Aumale.

Ce spectacle sanglant, cette pompe fataleEntre au milieu d’un peuple interdit, égaré :

Chacun voit en tremblant ce corps défiguré t