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Tome dixieme.
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Variantes du Chant VII e . 261

VARIANTES

DU CHANT SEPTIEME.

o ITT le

commencement de ce chant est entière-

ment différent dans les premières éditions.

Les voiles de la nuit «'étendaient dans les airs ;

Un silence profond régnait dans 1 univers.

Henri, prêt d’affronter de nouvelles alarmes ,

Endormi dans son camp, reposait sur ses armes.

Un héros , descendu de la voûte des cieux,

Ministre de Dieu même, apparut à ses yeux :

C était ce saint guerrier, qui, loin du bord celtique,Alla vaincre 8c mourir sur les sables d Afrique ;

Le généreux Louis, le père des Bourbons,

A qui Dieu prodigua ses plus augustes dons.

Sur fa tête éclatait un brillant diadème ;

Au front du nouveau prince il le posa lui-même ;Recevez-le, dit-il, de la main de Louis.

Acceptez-moi pour père, 8c devenez mon fils.

La vertu , qui toujours vous guida fur ma trace,

Du temps qui nous sépare a rapproché 1 espace;

Je reconnais mon sang que Dieu vous a transmis ;Tout 1 espoir de ma race en vous seul est remis.

Mais ce sceptre, mon fils, ne doit point vous suffire %Possédez ma sagesse ainsi que mon empire.

C’est peu qu un vain éclat, qui passe 8c qui s’enfuit,Oue le trouble accompagne 8c que la mort détruit ;Tous ces honneurs mondains ne font qu’un bien stérile,Des humaines vertus récompense fragile.

D un bien plus précieux osez être jaloux :

Si Dieu ne vous éclaire, il n'a rien fait pour vous.Quand verrai-je, ô mon fils, votre vertu guerrière,Comme fous son appui, marcher à sa lumière ?