du Chant septieme. 265
Les Martels, les Pépins l'écoutaient en silence,
Et respectaient en lui la gloire de la France.
Enfin le saint guerrier, poursuivant ses desseins,
Suivez mes pas, dit-il, au temple des destins ;
Avançons ; il est temps de vous faire connaîtreLes rois 8c les héros qui de vous doivent naître.
De ce temple déjà vous voyez les remparts,
Et Je- portes d airain ire.
[f) M. de Voltaire avait changé ainsi les deux vers furM. de Vavban :
Ce héros dont la main raffermit nos remparts,
C’est Vauban, c’est l’ami des vertus Sc des arts.
Mais dans les dernières éditions, ils les a rétablis telsqu’ils étaient dans la première ; ils rappellent ces versd’Athalie :
Cependant Athalie, un poignard à la main,
Rit du faible rempart de nos portes d airain.
(g) An lieu de ce vers, 8c des dix-huitqui le suivent,voici ce que met sédition de 1723 :
De l’empire français douce Sc frêle espérance :
O vous, qui gouvernez les jours de son enfance.
Vous , Villeroi, Fleury, conservez sous nos yeuxDu plus pur de mon sang le dépôt précieux ;
Conduisez par la main son enfance docile ;
Le sentier des vertus à cet âge est facile ;
Age heureux, où son coeur, exempt de paillon,
N’a point du vice encor reçu l’impreísion ;
Où d une cour trompeuse, ardente à nous séduire,
Le souffle empoisonné ne peut encor lui nuire ;
Age heureux , où lui-méme, ignorant son pouvoir,
Vit tranquille Sc soumis aux règles du devoir.
Qu’au sortir de s enfance il puisse se connaître,
Ou il songe qu il est homme en voyant qu il est maître ;Qu’attentif aux besoins des peuples malheureux,
II ne les charge point de fardeaux rigoureux ;