Band 
Tome dixieme.
Seite
272
JPEG-Download
 

Notes

272

( 14 ) Jamais homme ne mérita mieux le titre d'heureux ï. il commençaparêtre simple soldat, 8c finit par être connétable sous Ltyn'j XIII.

Balsac de Clermont (CEnlragues , oncle de la fameuse marquise de Verneuil ,fut tué à la bataille d’Ivry ; Feuquières 8c de Nejle , capitaines de cinquantehommes d'armes, y furent tués aussi.

( 15 ) On a tâché de rendre en vers les propres paroles que dit Henri IVà la journée d’Iviy : Ralliez-vous à mon panache blanc , vous le verrez toujours 'au chemin de Phonntur è* de la gloire.

( 16 ) La baïonnette au bout du fusil ne fut en usage que long-tempsaprès. Le nom de baïonnette vient de Baïonne , où Ton sit les première»baïonnettes.

(17) DupUJJìs-Mornay eut deux chevaux tués fous lut à cette bataille. IIavait effectivement dans faction le sang-froid dont on le loue ici.

(18) Le duc de Biron fut blessé à Ivry ; mais ce sut au combat de Fon-lainc-Française que Henri le grand lui sauva la vie. On a transporté à labataille d'Ivry cet événement, qui, n’étant point un fait principal, peutêtre aisément déplacé.

( 19 ) Ce ne fut point à Ivry , ce fut au combat d’Aumale que Henri IVfut blessé : il eut la bonté depuis de mettre dans ses gardes le soldat quisavait blessé.

Le lecteur s'aperçoit bien fans doute que l'on n’a pu parler de tous lescombats de Henri le grand , dans un poème où il faut observer suriné d’action.Ce prince fut blessé à Aumale : il sauva la vie au maréchal de Biron àFontaine-Française. Ce sont-là des événemens qui méritent d’être mis enœuvre par le poète ; mais il ne peut les placer dans les temps où ils sontarrivés : il faut qu’il rassemble, autant qu’il peut, ces actions séparées, qu’illes rapporte à la même époque ; en un mot, qu'il compose un tout de diversesparties ; fans cela , il est absolument impossible de faire un poème épiquesondé sur une histoire.

Henri IV ne fut donc point blessé à Ivry, mais il courut un grand risquede la vie ; il fut même enveloppé dc trois cornettes Valonncs , 8c y auraitpéri s'il n’eût été dégagé par le maréchal d’ Aumont 8cpar le duc de la Trimouille.Les siens le crurent mort quelque temps , 8c jetèrent de grands cris de joiequand ils le virent revenir, l’épée à la main , tout couvert du sang desennemis.