274 Notes du Chant VIII e .
VARIANTES
DU CHANT HUITIEME.
( a ) V o i c i le commencement de ce chant dansl’édition de 1723:
Paris toujours injuste 8c toujours furieux ,
De la mort de son roi rendait grâces aux cieux.
Le peuple, qui jamais n’a connu la prudence,
S enivrait follement de fa vaine espérance ;
Mais Philippe, au récit de la mort de Valois,
Tremble dans ses Etats pour la première fois.
II voyait des Bourbons les forces réunies ;
Du trône fous leurs pas les routes applanies ;
Un chef infatigable 8c plein de fermeté ,
Instruit par le travail 8c par l’adversité ;
Et qui pouvait bientôt, conduit par la vengeance,Reporter dans Madrid les malheurs de la France :
11 crut qu’il était temps d envoyer un secoursDemandé si long-temps, 8c différé toujours.
Des rives de 1 Escaut fur les bords de la Seine,
Le malheureux Egmont vint fe joindre à Mayenne.
(b) II manque ces quatre vers-ci qui font dans l’éditionde 1 7 2 3 :
Henri, loin des remparts de la ville alarmée,
Aux campagnes d’Ivry conduisit son armée,
Attirant fur ses pas Mayenne 8c ses ligueurs,
Que leur aveuglement pouffait à leurs malheurs.
L’auteur les a retranchés , afin que ces mots, loin desnmparts , ne nuisissent pas à l'unité de lieu.