Variantes du ChantVIIP. 275
( f ) Après ce vers, on lit les íuivans dans l’éditionde 1 7 2 3 :
Là, souvent les bergers, conduisant leurs troupeaux,
Du son de leur musette éveillaient les échos ;
Là, les nymphes d Anet, d une course rapide,
Suivaient le daim léger 8c le chevreuil timide ;
Les tranquilles zéphyrs habitaient fur ces bords ;
Cérès y répandait ses miles trésors.
C est là que le destin guida les deux armées,
D une chaleur égale au combat animées ;
Cérès en un moment vit leurs fiers bataillonsRavager ses bienfaits naissans dans les filions.
De 1 Eure 8c de l’Iton les ondes s alarmèrent ;
Dans le fond des forêts les nymphes fe cachèrent.
Le berger plein d'effroi, chassé de ces beaux lieux ,
Du sein de son foyer fuit les larmes aux yeux.
Habitans malheureux ire,
(d) Voyez la variante (g). '
(e) On voit dans sédition de 1723 ce qui fuit:
Sancy , brave guerrier, ministre, magistrat,
Estimé dans 1 armée , à la cour, au sénat ;
La Trimouille, Clermont, Toumemine 8c d’Angennes ;Et ce fier ennemi de la pourpre romaine,
Mornay, dont l’éloquence égale la valeur,
Soutien trop vertueux du parti de l’erreur.
Là paraissaient Givri, Noailles 8c Feuquières ,
Le malheureux de Neste, 8c f heureux Lefdiguières.
Nicolas di Harlay de Sancy fut successivement conseiller au parle-ment , maître des requêtes , ambassadeur en Angleterre &: en Allemagne ,colonel-genéral des Suisses, premier maìtre-d’hôtel du roi, surintendantdes finances , & réunit ainsi en fa personne le ministère , la magistrature &le commandement des armées. II etait fils de Robert de Harlay , conseillerau parlement, & de Jacqueline Morvilliers ; il naquit en 1546 , & mouruten 1629.