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Tome dixieme.
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386 le Tasse.

en rien au reste du poème. Je parle de l’étrange 8cinutile talisman que fait le sorcier IJmeno avec uneimage de la Vierge Marte , 8c de shistoire d 'Olindo 8cd tSophronia. Encore si cette image de la Vierge servaità quelque prédiction ; si Olindo 8c Sophroma , prêts àêtre les victimes de leur religion , étaient éclairés d’enhaut 8c disaient un mot de ce qui doit arriver ; maisils font entièrement hors d’œuvre. On croit d'abordque ce font les principaux personnages du poème ;mais le poète ne s’est épuisé à décrire leur aventureavec tous les embelliffemens de son art, 8c n’excitetant d’intérêtSc de pitié pour eux, que pour n’enplusparler du tout dans le reste de l’ouvrage. Sophronie 8cOlinde font aussi inutiles aux affaires des chrétiens quel’image de la Vierge Test aux mahométans.

II y a dans l'épisode à'Armide , qui d’ailleurs est unchef-d’œuvre, des excès d’imagination.qui assurémentne seraient point admis en France ni en Angleterre.Dix princes chrétiens métamorphosés en poissons , 8cun perroquet chantant des chansons de fa proprecomposition , font des fables bien étranges aux yeuxd’un lecteur sensé, accoutumé à n’approuver que cequi est naturel. Les enchantemens ne réussiraient pasaujourd’hui avec des Français ou des Anglais ; maisdu temps du Tasse ils étaient reçus dans toute l’Europe,8c regardés presque comme un point de foi par lepeuple superstitieux d’Italie. Sans doute un hommequi vient de lire Locke ou Addisfon , fera étrangementrévolté de trouver danslajérusalem un sorcier chrétienqui tire Renaud des mains des sorciers mahométans.Ouelle fantaisie d’envoyer Ubalde 8c son compagnonà un vieux 8c saint magicien, qui les conduit jusqu’aucentre de la terre ! Les deux chevaliers se promènent là