170 Ecrivains
Sablière. (Antoine de Rambouillet de la) Ses madri-gaux font écrits avec une finesse qui n’exclut pas lenaturel : mort en 1680.
Sacy le Maître ( Louis-Isaac ) né em 6 1 3, l’undes bons écrivains de Port-Royal. C’est de lui qu’estla Bible de Royaumont , 8c une traduction des comédies deTérence : mort en 1684. Son frère Antoine le Maître feretira comme lui à Port-Royal. II avait été avocat; onle croyait un homme très-éloquent; mais on ne le crutplus dès qu'il eut cédé à la vanité de faire imprimerses plaidoyers. Un autre Sacy avocat 8c de l'académiefrançaise , mais d’une autre famille , a donné une tra-duction estimée des Lettres de Pline en 1701.
Sage (le) né en 167 7. Son roman de Gil-Blas estdemeuré, parce qu’il y a du naturel : il est entière-ment pris du roman espagnol intitulé : La vidad de loefcudiero dom Marcos d'Obrego. Mort en 1747.
Sain t- A ulaire. (François-Jofeph de Beaupoil mar-quis de) C’est une chose très - singulière, que les plusjolis vers qu’on ait de lui aient été faits lorfqu’il étaitplus que nonagénaire. II ne cultiva guère le talentde la poésie qu’à l'âge de plus de soixante ans, commele marquis de la Pare. Dans les premiers vers qu’onconnut de lui, on trouve ceux-ci qu’on attribua àla Pare.
O muse légère Sc facile ,
Qui sur le coteau d'HéliconVîntes offrir au vieil Anacréon
Cet art charmant, cet art utile,
Qui fait rendre douce 8c tranquilleLa plus incommode saison ;