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Tome vingtieme.
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sous Mazarin. 3o5

de France 8c la paix générale fussent l’objet de leursconférences, cependant plus d'un mois fe passa àarranger les difficultés fur la préséance 8c à réglerdes cérémonies. Les cardinaux fe disaient égaux auxrois , 8c supérieurs aux autres souverains. La Franceprétendait avec plus de justice la prééminence furles autres puissances. Cependant dom Louis de Haromit une égalité parfaite entre Mazarin 8c lui, entrela France 8c l’Efpagne.

Les conférences durèrent quatre mois. Mazarin8c dom Louis y déployèrent toute leur politique ;celle du cardinal était la finesse , celle de dom Louis Conférencesla lenteur. Celui-ci ne donnait presque jamais deparoles , 8c celui-là en donnait toujours d’équivo-ques. Le génie du ministre italien était de vouloirsurprendre ; celui de l’efpagnol était de s’empê-cher d’être surpris. On prétend qu’il disait ducardinal : il a un grand défaut en politique , c'ejl quilveut toujours tromper.

Telle est la vicissitude des choses humaines, que dece fameux traité des Pyrénées il n’y a pas deux arti-cles qui subsistent aujourd’hui. Le roi de France gardaleRouísillon , qu’il aurait toujours conservé fans cettepaix : mais à l'égard de la Flandre , la monarchieespagnole n’y a plus rien. La France était alorsl’amie nécessaire du Portugal ; elle ne Test plus : toutest changé. Mais si dom Louis de Haro avait dit quele cardinal Mazarin savait tromper, on a dit depuisqu’il savait prévoir. II méditait dès long-tempsl’alliance des maisons de France 8c d’Espagne. Oncite cette fameuse lettre de lui, écrite pendant lesnégociations de Munster; ,, Si le roi très-chrétienSiècle de Louis XIV. Tom. I. V