Paix desPyrénées.
306 Etat de la France
,) pouvait avoir les Pays-Bas 8c la Franche-Comté en,, dot, en épousant l’infante; alors nous pourrions,, aspirer à la succession d'Espagne, quelquerenon-,, ciation qu’on fit faireàl’infante , 8c ce ne serait pas,, une attente fort éloignée, puisqu’iln’y aquelavie», du prince son frère qui l’en pût exclure.,» Le princeétait alors Balthazar , qui mourut en 1649.
Le cardinal se trompait évidemment, en pensantqu’on pourrait donner les Pays-Bas 8c la Franche-Comté en mariage à l’n fan te. On ne stipula pasune feule ville pour fa dot. Au contraire, on rendit àla monarchie espagnole des villes considérables qu’onavait conquises, comme S 1 Orner, Ypres, Menin ,Oudenarde 8c d’autres places. On en garda quel-ques-unes. Le cardinal ne se trompa point, en croyantque la renonciation serait un jour inutile; mais ceuxqui lui font honneur de cette prédiction lui fontdonc prévoir que le prince dom Balthazar mourraiten 164g ; qu’ensuíte les trois enfans du secondmariage seraient enlevés au berceau ; que Charles ,le cinquième de tous ces enfans mâles , mourraitfans postérité , 8c que ce roi autrichien ferait un jourun testament en faveur d’un petìt-fils d e LouisXIV.Mais enfin le cardinal Mazarin prévit ce que vau-draient des renonciations , en cas que la postérité mâlede Philippe IV s’éteignît ; 8c des événemens étrangesl’ontjustifié après plus de cinquante années (9).
( 9 ) La renonciation d'Anne £ Autriche avait été présentée aux étatsde Castille 8c d’Arragoti, 8c acceptée par eux. Celle de Marie-îhér'ejc neleur fut pas présentée ; 8c c’est une des principales raisons fur lesquelles lescasuistes 8c les jurisconsultes, auxquels Charles II s’adrefla, se fondèrent,ponr decider que les descendans de Marie-thérèje étaient les héritierslégitimes de la couronne d’Espagne.