sous Mazarin. 3 07
Marie-Thérèfe , pouvant avoir pour dot les villesque la France rendait, n’apporta par son contrat dcmariage que cinq cents mille écus d’or au soleil ;il en coûta davantage au roi pour F aller recevoirsur la frontière. Ces cinq cents mille écus , valantalors deux millions cinq cents mille livres, furentpourtant le sujet de beaucoup de contestations entreles deux ministres. Enfin la France n’en reçut jamaisque cent mille francs.
Loin que ce mariage apportât aucun autre avan-tage présent 8c réel que celui de la paix , l’infanterenonça à tous les d roi s qu’clle pourrait jamais avoirfur aucune terre de son père; 8c Louis XIV ratifiacette renonciation de la manière la plus solemnelle,Sc la fit ensuite enregistrer au parlement.
Ces renonciations 8c ces cinq cents mille écus de dotsemblaient être les clauses ordinaires des mariagesdes infantes d’Efpagne avec les rois de France. Lareine Anne d'Autriche fille de Philippe III avait étémariée à Louis XIII à ces mêmes conditions ; 8cquand on avait donné Isabelle fille de Henri le Grandà Philippe IV roi d’Espagne , on n’avait pas stipuléplus de cinq cents mille écus d’or pour fa dot ,dont même on ne lui paya jamais rien ; de fortequ’il ne paraissait pas qu’il y eût alors aucun avan-»tage dans ces grands mariages : onn’y voyait que desfilles de rois mariées à des rois, ayant à peine unprésent de noces.
Le duc de Lorraine Charles IV, de qui la France8c l’Efpagne avaient beaucoup à se plaindre , ouplutôt, qui avait beaucoup à se plaindre d’elles, futcompris dans le traité, mais en prince malheureux,
V q
Conditionsdu mariage
de LouisXIV.