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Tome vingtieme.
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Z l 8 Etat de la France

Cette cour encore fière murmura long-temps de soiihumiliation. Depuis plusieurs ministres espagnols ontrenouvelé leurs anciennes prétentions : ils ont obtenul’égalité à Nimègue ; mais Louis XIV acquit alorspar fa fermeté une supériorité réelle dans l’Europe,en fesant voir combien il était à craindre.

A peine sorti de cette petite affaire avec tant degrandeur, il en marqua encore davantage dans uneoccasion où sa gloire semblait moins intéressée. Lesjeunes Français, dans les guerres faites depuis long-temps en Italie contre l’Eípagne, avaient donné auxItaliens circonspects 8c jaloux l’idée d’une nationimpétueuse. L’Italie regardait toutes les nations ,dont elle était inondée , comme des barbares , Scles Français comme des barbares plus gais que lesautres , mais plus dangereux , qui portaient danstoutes les maisons les plaisirs avec le mépris, & ladébauche avec l’insulte, 11s étaient craints par-tout,8c surtout à Rome.

il force le De due de Créqui, ambassadeur auprès du pape,

pape a lui . , , ■* . A x x

demander avait révolté les Romains par fa hauteur : sesdomestiques , gens qui poussent toujours à l’extrêmeles défauts de leur maître, commettaient dans Romeles mêmes désordres que la jeunesse indisciplinablede Paris, qui se fesait alors un honneur d’attaquertoutes les nuits le guet qui veille à la garde dcla ville.

Ouelques laquais d u duc de Créqui s’avisèrent decharger l’épée à la main une escouade des corses (cefont des gardes du pape qui appuient les exécu-tions de la justice ). Tout le corps des corses offensé8c secrètement animé par dom Mario Chigi frère du

pardon

SO août1662.