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Tome vingtieme.
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de Louis XIV. 3 17

une procession , un fauteuil placé près d’un autel,ou vis-à-vis la chaire d’un prédicateur, étaientdes triomphes , 8c établissaient des titres pour cetteprééminence. La chimère du point d’honneur étaitextrême alors fur cet article entre les couronnes,comme la fureur des duels entre les particuliers.

II arriva qu’à Tentrée d’un ambassadeur de Suéde 1661.à Londres , le comte d’EJtrade ambassadeur de France,

8c le baron de Vatleville ambassadeur d’Efpagne fedisputèrent le pas. L’Efpagnol avec plus d’argent 8cune plus nombreuse suite, avait gagné la populaceanglaise : il fait d’abord tueries chevaux des carrossesfrançais , Sc bientôt les gens du comte d'Estrade ,blessés 8c dispersés , laissèrent les Espagnols marcherl’épée nue comme en triomphe.

Fouis XIV, informé decetteinsulte, rappela sambas- 3i marsfadeur qu’il avait à Madrid, fit sortir de France celui ,662 -d’Espagne , rompit les conférences qui fe tenaientencore en Flandre au sujet des limites, 8c fit direau roi Philippe IV son beau-père que s’il ne recon-naissait la supériorité de la couronne de France, Scne réparait cet affront par une satisfaction folem-nelle, la guerre allait recommencer. Philippe IV nevoulut pas replonger son royaume dans une guerrenouvelle , pour la préséance d’un ambassadeur :il envoya le comte de Fuentes déclarer au roi àFontainebleau , en présence de tous les ministresétrangers qui étaient en France , que les minijlresespagnols ne concourraient plus dorénavant avec ceux deFrance. Ce n'en était pas assez pour reconnaître nette-ment la prééminence du roi; mais c’en était assezpour un aveu authentique de la faiblesse espagnole.

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