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Tome vingtieme.
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prétendit que la Flandre, le Brabant. 8c la Franche-Comté , provinces du royaume d’Efpagne, devaient,selon la jurisprudence de ces provinces , revenir à fafemme, malgré fa renonciation. Si les causes des roispouvaient fe juger par les lois des nations à un tribu-nal désintéressé, l’afFaire eût été un peu douteuse.

Louis fit examiner ses droits par son conseil, Sc pardes théologiens, qui les jugèrent incontestables ; maisle conseil 8c le confesseur de la veuve de Philippe IVles trouvaient bien mauvais. Elle avait pour elle unepuissante raison, la loi expresse de Charles-Quint ; maisles lois de Charles-Quint n’étaient guère suivies par lacour de France.

Raisons ou Un des prétextes que prenait le conseil du roi était^con'quêtó stue les cinq cents mille écus, donnés en dot à fa femme,ddaFlandre. n’avaient point été payés ; mais on oubliait que ladot de la fille d t Henri IV ne l'avait pas été davantage.La France 8c l’Espagne combattirent d’abord par desécrits , où l’on étala des calculs de banquier 8c desraisons d’avocat ; mais la feule raison d’Etat étaitécoutée. Cette raison d’Etat fut bien extraordinaire.Louis X/Fallait attaquer un enfant dont il devait êtrenaturellement le protecteur , puisqu’il avait épousé lasœur de cet enfant. Comment pouvait-il croire quel’empereur Léopold , regardé comme le chesde la maisond’Autriche , le laisserait opprimer cette maison 8cs’agrandir dans la Flandre ? Oui croirait que l’empe-reur 8c le roi de France eussent déjà partagé en idée lesdépouilles du jeune Charles d'Autriche roi d'Espagne?On trouve quelques traces de cette triste vérité dansles mémoires du marquis de Lorci \l) , mais elles font

(/) Tom. I, pag. i6, édition supposée de la Haye.