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j , dû envoyer ses laquais prendre possession de ce pays.s5 au lieu d’y aller en personne. ,,
Europe Tant de fortune 8c tant d’ambitíon réveillèrente ' l’Europe assoupie ; l’Empire commença à se remuer,8c l’empereur à lever des troupes. Les Suisses, voisinsdes Francs-Comtois , 8c qui n’avaient guère alorsd’autre bien que leur liberté, tremblèrent pour elle.Le reste de la Flandre pouvait être envahi au prin-temps prochain. Les Hollandais , à qui il avaittoujours importé d’avoir les Français pour amis ,frémissaient de les avoir pour voisins. L’Espagne alorseut recours à ces mêmes Hollandais, 8c fut en effetprotégée par cette petite nation, qui ne lui paraissaitauparavant que méprisable 8c rebelle.
Jean de witt. La Hollande était gouvernée par Jean de Witt , quidès l’âge de vingt-huit ans avait été élu grand-pen-sionnaíre ; homme amoureux de la liberté de sonpays, autant que de fa grandeur personnelle : assujettià la frugalité 8c à la modestie de sa république , iln'avait qu’un laquais 8c une servante , 8c allait à pieddans la Haye, tandis que dans les négociations de1 Europe son nom était compté avec les noms desplus puissans rois : homme infatigable dans le travail,plein d’ordre, de sagesse, d’industrie dans les affaires,excellent citoyen, grand politique, 8c qui cependantfut depuis très-maiheureux. ( 12 )
( 12 ) Jean de Witt avait été en Hollande un des premiers 8c un desmeilleurs disciples de Descartes . On a de lui un traité des courbes ,ouvrage de fa première jeunesse, rempli de choses ingénieuses 8c nou-velles , qui annonçaient un véritable géomètre. 11 parait être le premierqui ait imagine de calculer la probabilité de la vie humaine, 8c d’^m-ployer ce calcul pour déterminer quel denier des rentes viagères répondà un intérêt donné en rentes perpétuelles.
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