Casimir en France. 341
peuvent opérer dans un autre. 11 y a toujours deuxpoids Sc deux mesures pour tous les droits des rois 8cdes peuples , 8c ces deux mesures étaient au vaticandepuis que les papes influèrent fur les affaires del’Europe. 11 serait impossible de comprendre commenttant de nations avaient laissé une si étrange autoritéau pontife de Rome, si l’on ne savait combien s u sagea de force.
Cet événement, qui ne fut une révolution que dansla famille royale, 8c non dans le royaume de Portugal,n’ayant rien changé aux affaires de l’Europe, nemérite d’attention que par fa singularité.
La France reçut bientôt après un roi qui descendait Jtm Casimiri a ■ ' «y /t r * i roi dc Po*
du trône dune autre maniéré. Jean Lojimir roi de i ogne , re tlrc
Pologne renouvela l’exemple de la reine Christine, à Pans.
Fatigué des embarras du gouvernement, 8c voulant Sept. iLzS.
vivre heureux , il choisit fa retraite à Paris , dans
l’abbaye S‘ Germain dont il fut abbé. Paris, devenu
depuis quelques années le séjour de tous les arts ,
était une demeure délicieuse pour un roi qui cherchait
les douceurs de la société 8c qui aimait les lettres. II
avait été jésuite 8c cardinal avant d’être roi; 8c dégoûté
également de la royauté 8c de l’Eglise, il ne cherchait
qu’à vivre en particulier 8c en sage , 8c ne voulut
jamais souffrir qu’on lui donnât à Paris le titre de
majesté. (13)
( 13 ) II avait épousé Marie de Gonzague, veuve de son frère, avectoutes les dispenses dont pouvait avoir besoin un jésuite cardinal pour semarier avec sa bcìle-soeur ; & on a prétendu qu’en France il épousasecrètement Marie Mignot , fille d’une blanchisseuse, mais déjà veuved’un conseiller au parlement de Grenoble & du second maréchal deYHo/pital. Cette anecdote n’est rien moins que certaine.
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