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Tome vingtieme.
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344 CONQ_UETE

L’occasion devenait tous les jours plus favorable.Cette petite république dominait fur les mers ; maisfur la terre rien netait plus faible. Liée avec l’EspagneSc avec l’Angleterre, en paix avec la France , elle fereposait avec trop de sécurité sur les traités 8c furles avantages d'un commerce immense. Autant queses armees navales étaient disciplinées 8c invincibles ,autant ses troupes de terre étaient mal tenues 8cméprisables, Leur cavalerie n’était composée que debourgeois , qui ne sortaient jamais de leurs maisons,8c qui payaient des gens de la lie du peuple pourfaire le service en leur place. L’infanterie était à peuprès sur le même pied ; les officiers , les commandansmême des places de guerre étaient les enfans , oules parens des bourguemestres, nourris dans l’inexpé-rience 8c dans l’oisiveté , regardant leurs emploiscomme des prêtres regardent leurs bénéfices. Lepensionnaire "Jtan de Witt avait voulu corriger cetabus , mais il ne lavait pas a fier voulu ; 8c ce futune des grandes fautes de ce républicain.

1670. II fallait d’abord détacher l’Angleterre de la Hollande.

Cet appui venant à manquer aux Provinces-Unies ,leur ruine paraissait inévitable. II ne fut pas difficileà Louis XIV d’engager Charles dans ses desseins. Lemonarque anglais n’était pas à la vérité fort sensibleà la honte que son règne 8c sa nation avaient reçue,lorsque ses vaisseaux furent brûlés jusque dans larivière de la Tamise , par la flotte hollandaise. II nerespirait ni la vengeance ni les conquêtes. II voulaitvivre dans les plaisirs , 8c régner avec un pouvoirmoins gêné ; c’est par-là qu’on le pouvait séduire.Louis , qui n’avait qu’à parler alors pour avoir de.