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CONQUETE
d’avantages, sûr de sa fortune 8c de sa gloire , menaitavec lui un historien, qui devait écrire ses victoires;c’était Pèlijson , homme dont il fera parlé dans l’ar-ticle des beaux arts , plus capable de bien écrire quede ne pas flatter.
Munitions Ce c , u i avançait encore la chute des Hollandais,la Hollande c’est que le marquis de Louvois avait fait acheter chezUdétruire 111 eux P ar comte âe Benlhim , secrètement gagné, unegrande partie des munitions qui allaient servir à lesdétruire, 8c avait ainsi dégarni beaucoup leurs maga-sins. II n’est point du tout étonnant que des marchandsenflent vendu ces provisions avant la déclaration dela guerre , eux qui en vendent tous les jours à leursennemis pendant les plus vives campagnes. On faitqu’un négociant de ce pays avait autrefois réponduau prince Maurice , qui le réprimandait fur un telnégoce : Monseigneur ,si on pouvait par mer faire quelquecommerce avantageux avec l'enfer, je hasarderais d'y allerbrûler mes voiles. Mais ce qui est surprenant , c’est;qu’on a imprimé que le marquis de Louvois alla lui-même, déguisé, conclure ses marchés en Hollande.Comment peut-on avoir imaginé une aventure sidéplacée, si dangereuse 8c si inutile ?
Guillaume Contre Turenne , Condè , Luxembourg , Vauban , centsauge! d °" trente mille combattans , une artillerie prodigieuse,Sc de l’argent avec lequel on attaquait encore la fidé-lité des commandansdes places ennemies, la Hollanden’avait à opposer qu’un jeune prince d une constitu-tion faible , qui n’avait vu ni sièges ni combats, 8cenviron vingt-cinq mille mauvais soldats en qui«. consistait alors toute la garde du pays. Le princeGuillaume d'Orange, âgé de vingt-deux ans, venait
d'être