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Tome vingtieme.
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de la Hollande. 3^3

A cette vertu républicaine ils joignirent ce courage n s mondentd’esprit, qui prend les partis extrêmes dans les maux ‘ eur pay5 ‘fans remède. Ils firent percer les digues qui retiennentles eaux de la mer. Les maisons de campagne, quifont innombrables autour d’Amsterdam, les villages,les villes voisines, Leide, Délit, furent inondées. Lepaysan ne murmura pas de voir ses troupeaux noyésdans les campagnes. Amsterdam fut comme une vasteforteresse au milieu des eaux , entourée de vaisseauxde guerre, qui eurent assez d’eau pour fe ranger autourde la ville. La disette fut grande chez ces peuples ; ilsmanquèrent surtout d’eau douce ; elle se vendit sixfols la pinte : mais ces extrémités parurent moindresque l’efclavage. C’est une chose digne de l’obferva-tion de la postérité, que la Hollande ainsi accabléefur terre , 8c n’étant plus un Etat, demeurât encoreredoutable fur la mer. C’était l’élément véritable deces peuples.

Tandis que Louis XIV passait le Rhin 8c prenaittrois provinces, l’amiral Ruyter avec environ cent dent fur mer.vaisseaux de guerre 8c plus de cinquante brûlots , allachercher près des côtes d’Angleterreles flottes des deuxrois. Leurs puissances réunies n’avaient pu mettre enmer une armée navale plus forte que celle de la répu-blique. Les Anglais 8c les Hollandais combattirentcomme des nations accoutumées à fe disputer l’em-pire de l’Océan. Cette bataille, qu’on nomme de 7J umiS 7--Solbaie, dura un jour entier. Ruyter, qui en donna lesignal , attaqua le vaisseau amiral d’Angleterre, oùétait le duc à'Yorck , frère du roi. La gloire de cecombat particulier demeura à Ruyter. Le duc d 'Yorck,obligé de changer de vaisseau, ne reparut plus devant