364 CONQUETE
Famiral hollandais. Les trente vaisseaux françaiseurent peu de part à faction ; 8c tel fut le fort decette journée que les côtes de la Hollande furent enfureté.
Après cette bataille, Ruyter, malgré les craintes 8cles contradictions de ses compatriotes , fit entrer laflotte marchande des Indes dans le Texel ; défendantainsi 8c enrichissant fa patrie d’un côté , lorfqu’ellepérissait de l’autre. Le commerce même des Hollandaisfe soutenait ; on ne votait que leurs pavillons furles mers des Indes. Un jour qu’un consul de Francedisait au roi de Perse que Louis XIV avait conquispresque toute la Hollande : Comment cela peut-il être,répondit ce monarque persan, puisqu il y a toujours auport d'Ormus vingt vaisseaux hollandaispour unfrançais ìd’o* pnnce Le prince d’Orange cependant avait l'ambitionoSrctous scs d’être bon citoyen. II offrit à l’Etat le revenu de sesdefendre° U le c ^arges, 8c tout son bien pour soutenir la liberté. IIpays. couvrit ^inondations les passages par où les Françaispouvaient pénétrer dans le reste du pays. Ses négo-ciations promptes 8c secrètes réveillèrent de leurassoupissement f empereur, l’Empire, le conseil d’Es-pagne , le gouverneur de Flandre. II disposa mêmel’Angleterre à la paix. Enfin le roi était entré au moisde mai en Hollande, 8c dès le mois de juillet l’Europecommençait à être conjurée contre lui.
Monterey , gouverneur de la Flandre , fit passersecrètement quelques régimens au secours des Pro-vinces-Unies. Le conseil de l’empereur Léopoldenvoya Montécuculi à la tête de près de vingt millehommes. L’électeur de Brandebourg, qui avait à fasolde vingt-cinq mille soldats, se mit en marche.