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Tome vingtieme.
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Z86 Guerre d’Allemagne,

courage naturel à la nation ne fit jamais bien laguerre.

Août K Turenne mort, Crèqui battu 8c prisonnier, Trêves

septembre p r ;f e MontécucuU se sa n t contribuer l’Alsace , le roicrut que le prince de Condè pouvait seul ranimer laconfiance des troupes , que décourageait la mort deTurenne. Condè laissa le maréchal de Luxembourg sou -tenir en Flandre la fortune de la France , 8c allaarrêter les progrès de MontécucuU. Autant il venaitde montrer d’impétuosité à Senef, autant il eut alorsde patience. Son génie, qui se pliait à tout, déployale même art que Turenne. Deux seuls campemensarrêtèrent les progrès de l'armée allemande, 8c firentlever à MontécucuU les sièges d’HaguenauSc de Saverne.Après cette campagne, moins éclatante que celle deSenef 8c plus estimée., ce prince cessa de paraître àla guerre. II eut voulu que son fils commandât ; iloffrait de lui servir de conseil ; mais le roi ne voulaitpour généraux ni de jeunes gens ni de princes ; c’étaitavec quelque peine qu’il s’était servi même du princede Condè. Fa jalousie de Louvois contre Turtniie avaitcontribue, autant que le nom de Condè , à le mettreà la tête des armées.

Retraite du Ce prince se retira à Chantilli, d’où il vint très-° ' ' rarement â Versailles voir fa gloire éclipsée, dans un

lieu où le courtisan ne considère que la faveur. II passale reste de sa vie tourmenté de la goutte, se consolantde se s douleurs Sc de fa retraite, dans la conversationdes hommes de génie en tout genre, dont la Franceétait alors remplie. II était digne de les entendre, 8cn’était étranger dans aucune des sciences ni des artsoù ils brillaient. 11 fut admiré encore dans fa retraite: