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Tome vingtieme.
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Ambassa-deurs deFrance neeedent pasauxeledcurs,

398 Paix de Nimegue.

Suède, qu’il modérât les droits de passage dans la merbaltique, que le duc d’Holstein fût rétabli dans sesEtats, que le Brandebourg cédât la Poméranie qu’ilavait conquise, que les traités de Vestphalie fussentrétablis de point en point. Sa volonté était une loid’un bout de l’Europe à l’autre. En vain sélecteur deBrandebourg lui écrivit la lettre la plus soumise ,l’appeiant Monseigneur, selon l’usage, le conjurant delui laisser ce qu’il avait acquis , rassurant de son zèle8c de son service. Ses soumissions furent auffi inutilesque fa résistance, 8c il fallut que le vainqueur desSuédois rendît toutes ses conquêtes.

Alors les ambassadeurs de France prétendaient lamain fur les électeurs. Celui de Brandebourg offrit1 tous les tempéramens pour traiter à C lèves avec lecomte depuis maréchal d 'Estrades, ambassadeur auprèsdes Etats-Généraux. Le roi ne voulut jamais per-mettre qu’un homme qui le représentait cédât à unélecteur, 8c le comte d 'Estrades ne put traiter.

Charles-Quint avait mis l’égalité entre les grandsd’Espagne 8c les électeurs. Les pairs de France parconséquent la prétendaient. On voit aujourd’hui àquel point les choses font changées , puisqu’auxdiètes de l’Empire les ambassadeurs des électeurs fonttraités comme ceux des rois.

Ouant à la Lorraine, il offrait de rétablir le nouveauduc Charles V; mais il voulait rester maître de Nanci8c de tous les grands chemins.

Ces conditions furent fixées avec la hauteur d’unconquérant ; cependant elles n’étaient pas si outréesqu’elles dussent désespérer ses ennemis , 8c les obligerà se réunir contre lui par un dernier effort : il parlait