Paix de N i m e g u e. 399
à l’Europe en maître, 8c agissait en même temps enpolitique.
II fut aux conférences de Nimègue semer la jalousieparmi les alliés. Les Hollandais s empressèrent designer, malgré le prince d’Orange qui, à quelqueprix que ce fût, voulait faire la guerre; ils disaientque les Espagnols étaient trop faibles pour les secourirs’ils ne signaient pas.
Les Espagnols voyant que les Hollandais avaientaccepté la paix la reçurent aussi , disant que l’Empirene fêlait pas assez d’efforts pour la cause commune.
Enfin les Allemands, abandonnés de la Hollande8c de l’Espagne , signèrent les derniers, en laissantFribourg auroi, Sc confirmant les traités deVestphalie.
Rien ne fut changé aux conditions prescrites parLouis XIV. Ses ennemis eurent beau faire des propo-sitions outrées pour colorer leur faiblesse, l’Europereçut de lui des lois 8c la paix. 11 n’y eut que le ducde Lorraine qui osa refuser l'acceptation d’un traitéqui lui semblait trop odieux. II aima mieux être unprince errant dans l’Empire qu’un souverain sanspouvoir Sc fans considération dans ses Etats : il attenditfa fortune du temps Sc de son courage.
Dans le temps des conférences de Nimègue, Sc quatre r* signéejours après que les plénipotentiaires de France Sc de l67 g.Hollande avaient signé la paix, le prince d’Orange fitvoir combien Louis XIV avait en lui un ennemi dan-gereux. Le maréchal de Luxembourg, qui bloquait BatailleMons, venait de recevoir la nouvelle de la paix. IIétait tranquille dans le village de Saint-Denis , Scdînait chezl’intendantdésarmée. Le prince d’Orange,