Band 
Tome vingtieme.
Seite
403
JPEG-Download
 

de Strasbourg. 403

ou potar subir la confiscation de leurs biens. DepuisCharkmagnc on n’avait vu aucun prince agir ainsien maître 8c en juge des souverains, 8c conquérir despays par des arrêts.

L’électeur palatin 8c celui deTrèvesfurent dépouillésdes seigneuries de Falkembourg, de Germersheim, deVeldentz, Sec. Us portèrent en vain leurs plaintes àl’Empire assemblé à Ratisbonne, qui se contenta defaire des protestations.

Ce n’était pas assez au roi d’avoir la préfecture desdix villes libres de l’Alsace , au même titre quesavaient eue les empereurs. Déjà dans aucune deces villes on n’osait plus parler de liberté. RestaitStrasbourg, ville grande 8c riche , maîtresse du Rhinpar le pont qu’elle avait fur ce fleuve ; elle formaitfeule une puissante république , fameuse par sonarsenal, qui renfermait neuf cents pièces d’artillerie.

Louvois avait formé dès long-temps le dessein de la Louis re-donner à son maître. L’or, l’intrigue & la terreur, Stras "qui lui avaient ouvert les portes de tant de villes , 30 septembrepréparèrent l’entrée de Louvois dans Strasbourg. Les ï ® 8l “magistrats furent gagnés. Le peuple fut consternéde voir à la fois vingt mille français autour de sesremparts ; les forts qui les défendaient près du Rhin,insultés 8c pris dans un moment; Louvois aux portes,

& les bourguemestres parlant de se rendre. Lespleurs 8c le désespoir des citoyens, amoureux de laliberté, n’empêchèrent point qu’en un même jour letraité de reddition ne fût proposé par les magistrats ,

8c que Louvois ne prît possession de la ville. Vauban ena fait depuis, par les fortifications qui l’entourent,la barrière la plus forte de la France.

C c 2